Coup de Coeur

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mer 11 Nov - 0:35

waaaawwwwwwwww!! les arcs-en-ciel "sur" ma montagne !!! Que c'est beau!!!!

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Jeu 19 Nov - 12:44


Encore des mots ...
Vieux comme le temps ...
Déjà présents ...
Sur le forum ...


[[""Les mots


Il y a des mots qui tanguent comme une ivresse
...
Des mots qui étourdissent
Des mots qui grisent
Il y a des mots que l'on murmure
...

Des mots qui tremblent
Des mots qui ondulent comme une caresse
Des mots qui chavirent
Il y a des mots tendresse
Des mots qui disent
Il y a des mots qui éclatent comme des rires
Des mots qui dansent comme des soleils
Des mots merveilles
Des mots qui réchauffent
Il y a des mots qui s'éparpillent comme des pollens
Des mots qui butinent
Des mots qui badinent
Des mots voyages
Des mots qui se mélangent
Qui s'échangent
Il y a des mots qui s'ouvrent comme des mains tendues
Comme des mains offertes
Comme des mains nues
Il y a des mots qui s'abandonnent
Sans réserve

Des mots cadeaux
Des mots partage
Des mots ensemble
Des mots comme une fête
Qui chantent dans nos têtes
Il y a des mots comme des perles
Qui se succèdent et qui déferlent
Des mots comme des vagues
Des mots plaisir qui inondent
Et se répandent
Des mots qui savourent
Il y a des mots délices
Des mots qui jouissent
Des mots qui donnent
Des mots qui accueillent
Il y a des mots je t'aime
Et puis
Il y a des mots qui frissonnent comme des nostalgies
Des mots d'automne
Des mots d'hier
Des mots qui désespèrent
Des mots que l'on oublie
Des mots pluie
Des mots derrière la fenêtre
Des mots au coin du feu
Et des mots qui attendent
Il y a des mots d'hiver
Des mots transis comme des souvenirs
Des mots qui glacent
Des mots verglas
Il y a des mots qui crissent
Des mots qui trahissent
Et tous ces mots qui blessent
Il y a des mots qui s'enfuient comme des voleurs
Des mots qui courent
Des mots qui se hâtent
Des mots qui s'affolent
Des mots qui ont peur
Il y a des mots qui tremblent
Il y a des mots qui pleurent
Des mots qui sombrent
Aux grandes profondeurs
Des illusions déçues
Il y a des mots nus
Il y a des mots vains
Et de vaines paroles
Il y a des mots qui se taisent
Pire que des silences
Il y a des mots absence
Il y a des mots vides comme un coeur sans amour.
Il y a des mots qui submergent comme des océans
Des mots néants
Des mots abysses
Des mots qui désunissent
Des mots naufrages
Les mots détresse
Des mots sans âge
Il y a des mots vertiges
Des mots qui se figent
Il y a des mots qui meurent
Des mots qui disparaissent comme des foulards
Des mots qui ne deviennent jamais colombes
Des mots sans magie
Des mots sans espoir
Des mots ombres
Des mots sans vie
Et puis il y a
Posé comme un point.
Le mot de la fin."

Régine Foucault."]]


Dernière édition par Benkad le Ven 20 Nov - 22:26, édité 1 fois

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Ven 20 Nov - 22:11

[[ "33- La gratitude / chukr

Dieu a dit : "Rares, parmi Mes serviteurs, sont ceux qui sont emplis de gratitude."
قَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ
الشَّكُورُ

(Coran, Sourate 34, Saba - du verset 13).

La gratitude est un terme (qui signifie la reconnaissance du bienfait, parce qu'elle est une voie [conduisant] à la connaissance du Bienfaiteur; c'est en ce sens que Dieu a appelé l'Islam et la foi, dans le Coran, de la gratitude.
Les éléments constitutifs de la gratitude sont au nombre de trois :
- la connaissance du bienfait,
- puis l'agrément du bienfait,
- puis la louange à laquelle il donne lieu.

La gratitude est encore l'un des chemins du Commun des Gens. Elle comporte trois degrés.

Le premier degré
est la gratitude pour les choses qu'on aime. C'est là une gratitude que les Chrétiens, les Juifs et les Zoroastriens ont en partage avec les Musulmans; et c'est un effet de l'immense bonté du Créateur que
- de l'avoir comptée pour de la gratitude,
- de lui avoir promis le surcroît,
- et de lui avoir adjugé la récompense.

Le deuxième degré est la gratitude pour les choses qui vous "répugnent".
- De la part de celui pour qui les situations sont indifférentes, c'est la manifestation de la satisfaction;
- de la part de celui qui fait une distinction entre les états,
° c'est réprimer la plainte,
° observer la bienséance
° et suivre le chemin de la science.

Celui qui fait preuve d'une telle gratitude sera le premier à être appelé en Paradis.

Le troisième degré consiste pour le serviteur à ne plus voir que le Bienfaiteur.
- S'il voit le Bienfaiteur sous le jour du servage, le bienfait, venant de Lui, lui paraîtra immense;
- s'il Le voit sous le jour de l'amour, l'adversité, venant de Lui, lui paraîtra douce;
- et s'il Le voit sous le jour de l'esseulement, il ne verra plus, venant de Lui, ni adversité ni bienfait." ]]

Par El Ansâri.

******************************


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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Dim 22 Nov - 23:34


" "Tard dans la vie

Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement."

Pierre Reverdy."

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Lun 23 Nov - 18:16

[[" "Réussir

par El-Guellil

Il a toujours de l'embonpoint.

Souriant, serein, calme. Un mystère que cet homme. Une force de la nature. Ce ne sont pas les coups vaches qui lui ont manqué. Des hauts et des bas, il les a eus sans fléchir. Questionné sur son petit secret, il dira: il faut évacuer, le temps qui passe il faut l'oublier, le présent, essayer de le vivre pleinement, quant aux problèmes, qui n'en a pas ? Le pauvre sera toujours en perpétuel combat avec la vie pour s'enrichir, le riche, lui, luttera pour ne pas s'appauvrir. Autant donc évacuer.

Pour Otchmine, ça n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il décide de faire comme son ami, évacuer, libérer sa mémoire de tout ce qui l'encombre. Mais par où commencer ? Lui qui pouvait apaiser les esprits, consoler les plus malheureux, lui qui savait planter le bon mot, le bouturer, l'arroser pour que renaisse l'espoir chez celui qui broie du noir, ne sait plus par où commencer. Chasser le rouge de la colère ou le gris de la désespérance ? Il ne retrouve plus de repères. Où est le blanc de la lucidité, et le violet de la rigueur ? Où retrouver le rose de la tendresse et le vert de l'espérance ? Quel est, ou quels sont les artistes qui ont brouillé la palette ? Nos villes sont devenues comme des toiles lézardées, exposées dans les galeries de la risée. Grandeur et décadence. Ne sommes-nous pas en train de payer le fait d'avoir voulu être plus qu'on ne pouvait être ? C'est sûrement ça.

L'année s'achève. Nous avec, on s'éteint, doucement et sûrement. On n'arrête pas d'enterrer des amis, des frères et des compagnons. Au seuil de leur tombe ça chuchote. «Il a quand même réussi sa vie». Comble de l'ironie. Un mort qui a réussi sa vie cela donne à réfléchir. Avec mes excuses de gâcher la fête."]

Tranche de Vie.
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5129899
Le Quotidien d Oran. Le dimanche 22 novembre 2009." ]]

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Lun 23 Nov - 23:27


Matmour : «En 10 jours, j’ai grandi de 10 ans»



«Après l’agression, j’ai pensé rentrer chez moi»
...


  • Vous avez déclaré au Buteur après l’agression du bus que vous étiez des amis et des coéquipiers, mais que vous êtes devenus des frères après l’incident. Le pensez-vous toujours
    aujourd’hui ?
    Plus que jamais ! Cette épreuve nous a vraiment soudés. Je n’ai jamais ressenti un tel esprit de corps. C’est d’ailleurs l’image que m’a laissée la dernière conférence d’avant-match du sélectionneur, Rabah Saâdane. Ce n’était plus le sélectionneur qui parlait. C’était, le grand-frère, le père… Ce n’était plus une question de match ou de qualification, mais une question d’honneur. C’était un discours si
    émouvant qu’il restera à jamais marqué dans mon esprit.
  • </li>
  • Que retenez-vous de ces deux matchs ?
    Je retiens ce que j’ai dit à ma mère au téléphone : en 10 jours, je suis passé par tous les sentiments qu’un être humain pourrait ressentir : la peur, la tristesse, l’injustice, la rage, la confiance, le
    bonheur, la solidarité, l’amour, la liesse, la béatitude… Tout cela en quelques jours !
    C’est pour ça que je dis que ces 10 jours me serviront beaucoup dans ma carrière.
  • </li>
  • A ce point ?
    Oui, à ce point. En 10 jours, c’est comme si j’ai grandi de 10 ans. J’ai beaucoup appris de la vie et, surtout, de moi-même. J’ai appris qui j’étais, mes forces, mes faiblesses, mes angoisses, et cela me servira pour mieux grandir.
  • </li>
  • Est-ce à dire que Karim Matmour va changer ?
    Le footballeur, peut-être, mais pas l’homme. D’ailleurs, j’ai dit à ma famille, à ma mère et mes frères entre autres, que s’ils voyaient que je changeais dans le sens négatif, qu’ils n’hésitent pas à me remettre sur le droit chemin. Ils m’ont assuré qu’ils le feraient, quitte à utiliser un gourdin (rires).
Entretien réalisé à
Mönchengladbach par Farid Aït Saâda


Source: http://www.lebuteur.com/reportage/actualites/matmour-en-10-jours-jai-grandi-de-10-ans

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mar 24 Nov - 15:56


Le Génie

Ainsi, quand parmi les tempêtes,
Au sommet brûlant du Sina,
Jadis le plus grand des prophètes
Gravait les tables de Juda,
Pendant cet entretien sublime,
Un nuage couvrait la cime
Du mont inaccessible aux yeux,
Et, tremblant aux coups du tonnerre,
Juda, couché dans la poussière,
Vit ses lois descendre des cieux.


Ainsi des sophistes célèbres
Dissipant les fausses clartés,
Tu tires du sein des ténèbres
D'éblouissantes vérités.
Ce voile qui des lois premières
Couvrait les augustes mystères,
Se déchire et tombe à ta voix;
Et tu suis ta route assurée,
Jusqu'à cette source sacrée
Où le monde a puisé ses lois.


Assis sur la base immuable
De l'éternelle vérité,
Tu vois d'un oeil inaltérable
Les phases de l'humanité.
Secoués de leurs gonds antiques,
Les empires, les républiques,
S'écroulent en débris épars;
Tu ris des terreurs où nous sommes :
Partout où nous voyons les hommes,
Un Dieu se montre à tes regards!


En vain par quelque faux système,
Un système faux est détruit;
Par le désordre à l'ordre même,
L'univers moral est conduit.
Et comme autour d'un astre unique,
La terre, dans sa route oblique,
Décrit sa route dans les airs;
Ainsi, par une loi plus belle,
Ainsi la justice éternelle
Est le pivot de l'univers!


Mais quoi! tandis que le génie
Te ravit si loin de nos yeux,
Les lâches clameurs de l'envie
Te suivent jusque dans les cieux!
Crois-moi, dédaigne d'en descendre;
Ne t'abaisse pas pour entendre
Ces bourdonnements détracteurs.
Poursuis ta sublime carrière,
Poursuis: le mépris du vulgaire
Est l'apanage des grands coeurs.


Objet de ses amours frivoles,
Ne l'as-tu pas vu tour à tour,
Se forger de frêles idoles
Qu'il adore et brise en un jour?
N'as-tu pas vu son inconstance
De l'héréditaire croyance
Eteindre les sacrés flambeaux?
Brûler ce qu'adoraient ses pères,
Et donner le nom de lumières
A l'épaisse nuit des tombeaux?


Secouant ses antiques rênes,
Mais par d'autres tyrans flatté,
Tout meurtri du poids de ses chaînes,
L'entends-tu crier : Liberté?
Dans ses sacrilèges caprices,
Le vois-tu, donnant à ses vices
Les noms de toutes les vertus;
Traîner Socrate aux gémonies,
Pour faire, en des temples impies,
L'apothéose d'Anitus?


Si pour caresser sa faiblesse,
Sous tes pinceaux adulateurs,
Tu parais du nom de sagesse
Les leçons de ses corrupteurs,
Tu verrais ses mains avilies,
Arrachant des palmes flétries
De quelque front déshonoré,
Les répandre sur ton passage.
Et, changeant la gloire en outrage,
T'offrir un triomphe abhorré!


Mais loin d'abandonner la lice
Où ta jeunesse a combattu,
Tu sais que l'estime du vice
Est un outrage à la vertu!
Tu t'honores de tant de haine,
Tu plains ces faibles coeurs qu'entraîne
Le cours de leur siècle égaré;
Et seul contre le flot rapide,
Tu marches d'un pas intrépide
Au but que la gloire a montré!


Tel un torrent, fils de l'orage,
En roulant du sommet des monts,
S'il rencontre sur son passage
Un chêne, l'orgueil des vallons;
Il s'irrite, il écume, il gronde,
Il presse des plis de son onde
L'arbre vainement menacé;
Mais debout parmi les ruines,
Le chêne aux profondes racines
Demeure; et le fleuve a passé!


Toi donc, des mépris de ton âge
Sans être jamais rebuté,
Retrempe ton mâle courage
Dans les flots de l'adversité!
Pour cette lutte qui s'achève,
Que la vérité soit ton glaive,
La justice ton bouclier.
Va! dédaigne d'autres armures;
Et si tu reçois des blessures,
Nous les couvrirons de laurier!


Vois-tu dans la carrière antique,
Autour des coursiers et des chars,
Jaillir la poussière olympique
Qui les dérobe à nos regards?
Dans sa course ainsi le génie,
Par les nuages de l'envie
Marche longtemps environné;
Mais au terme de la carrière,
Des flots de l'indigne poussière
Il sort vainqueur et couronné.

Alphonse de Lamartine.

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mar 24 Nov - 22:36


Le Vieillard et l'Âne

Un vieillard sur son âne aperçut, en passant,
Un pré plein d'herbe et fleurissant :
Il y lâche sa bête, et le grison se rue
Au travers de l'herbe menue,
Se vautrant, grattant, et frottant,
Gambadant, chantant, et broutant,
Et faisant mainte place nette.
L'ennemi vient sur l'entrefaite.
"Fuyons, dit alors le vieillard.
- Pourquoi? répondit le paillard :
Me fera-t-on porter double bât, double charge?
- Non pas, dit le vieillard, qui prit d'abord le large.
- Et que m'importe donc, dit l'âne, à qui je sois?
Sauvez-vous, et me laissez paître.
Notre ennemi, c'est notre maître :
Je vous le dis en bon françois."

Jean de la Fontaine.

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mer 25 Nov - 22:23

[[ " "El fassède

par  El-Guellil


Ce n'est pas la peine de tenter de l'en dissuader, lui le vieux Otchimine, entêté, retraité, maltraité, hébété. Lui qui voue un amour immodéré pour ses semblables, il est convaincu, lui le progressiste, que dans la conjoncture actuelle, il nous faut une dictature éclairée. Que les règles établies sont erronées. Que la démocratie telle qu'elle est pratiquée n'est qu'arnaque.

«Imaginez-vous, raconte-t-il, un groupe de locataires dans un même immeuble. Ils se réunissent pour prendre démocratiquement une décision. Ils ont dans la cagnotte un pécule qui leur permet, soit de peindre la façade du bâtiment, soit de nettoyer la cave et la débarrasser des eaux usées qui risquent, à long terme, d'abîmer les
fondations. Le seul architecte de cette grande assemblée leur explique, science à l'appui, que la cave était prioritaire. Retaper une façade d'un immeuble qui risque de s'effondrer serait ridicule». A chacun son argument.

- Des parents viennent passer les vacances chez nous. Comment puis-je les recevoir dans un immeuble décrépi ?

- Ouana, «ya des jons» qui vont venir demander la main de ma fille... Alors, « les stétique il faut ikounou stiki...».

- Moi, j'ai mis mon appartement en vente. Avec une façade galeuse, c'est la valeur de mon logement qui en prend un coup !

- Sincèghement, quand la voitchure du sbitar me dépose devant «lémeuble», je ghouji de honte. Au point où je mets une virgule et je leur demande de me déposer devant la conserverie...

- Tu veux dire le conservatoire ?, corrige l'avocat voisin.

- C'est pas la peine de faighe l'intéressant ! Je sais que dans la conserverie, on conserve la cultchure, et dans le conservatoire la confitchure. En plus, ce n'est pas galant, c'est très gauche pour un type qui fait du droit. Mais, ça ne m'étonne pas de la part de quelqu'un qui est obligé de porter une robe pour gagner son pain ! Moi je suis pour la façade.

- Et moi aussi, et moi aussi !

Ainsi, le vote à main levée a donné démocratiquement la priorité à la façade. Morale de l'histoire ? Moralité ? Aucune ! Les gens soignent leur façade pour cacher leur «faissède» !

One two tree viva lalgérie !"]

Tranche de Vie."]
Mercredi 25 novembre 2009.
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5130063

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Dim 29 Nov - 14:04


"Vous êtes calme

Vous êtes calme, vous voulez un vœu discret,
Des secrets à mi-voix dans l'ombre et le silence,
Le cœur qui se répand plutôt qu'il ne s'élance,
Et ces timides, moins transis qu'il ne paraît.

Vous accueillez d'un geste exquis telles pensées
Qui ne marchent qu'en ordre et font le moins de bruit.
Votre main, toujours prête à la chute du fruit,
Patiente avec l'arbre et s'abstient de poussées.

Et si l'immense amour de vos commandements
Embrasse et presse tout en sa sollicitude,
Vos conseils vont dicter aux meilleurs et l'étude
Et le travail des plus humbles recueillements.

Le pécheur, s'il prétend vous connaître et vous plaire,
Ô vous qui nous aimant si fort parliez si peu,
Doit et peut, à tout temps du jour comme en tout lieu,
Bien faire obscurément son devoir et se taire,

Se taire pour le monde, un pur sénat de fous,
Se taire sur autrui, des âmes précieuses,
Car nous taire vous plaît, même aux heures pieuses,
Même à la mort, sinon devant le prêtre et vous.

Donnez-leur le silence et l'amour du mystère,
Ô Dieu glorifieur du bien fait en secret,
À ces timides moins transis qu'il ne paraît,
Et l'horreur, et le pli des choses de la terre,

Donnez-leur, ô mon Dieu, la résignation,
Toute forte douceur, l'ordre et l'intelligence,
Afin qu'au jour suprême ils gagnent l'indulgence
De l'Agneau formidable en la neuve Sion,

Afin qu'ils puissent dire : "Au moins nous sûmes croire"
Et que l'Agneau terrible, ayant tout supputé,
Leur réponde : "Venez, vous avez mérité,
Pacifiques, ma paix, et douloureux, ma gloire."

Paul Verlaine."


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Re: Coup de Coeur

Message par Rastacool le Dim 29 Nov - 15:01

Merci tata pour le partage

Oui trop calme

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Le Real Madrid est la meilleure équipe de la dernière décennie en Espagne.
Selon les classements de la FIFA et de l'IFFHS, le Real Madrid est la meilleure équipe de la dernière décennie en Espagne. Le club madrilène, avec 788 points, devance Barcelone qui en totalise 766. Lors des dix dernières années, le Real Madrid a gagné 240 fois en Liga contre 226 pour Barcelone. rasta
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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Dim 29 Nov - 15:43



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Merci Rasta

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mar 1 Déc - 21:47

Quatre et temps

Il étang sous la lune
Il est temps de rêver
Les étoiles une à une
Commencent à glisser
Sur l’étang


Il étang dans la brume
Il est tant de pensées
Dans la forêt transhument
Des hordes de secrets


Il étang au soleil
Il étend l’onde claire
Cet oiseau qui s’éveille
Dans un rai de lumière


Il étang sous l’ondée
Il est encore enfant
Il vient à pas feutrés
Lancer des cailloux blancs
Sur l’étang


Il étang et je ris
Il rit et je suis ten-
tée de le retenir
Dans l’écho infini
Des temps



16/10/2009
Régine Foucault©

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Jeu 3 Déc - 15:58

***
[[ "C'est beau la jeunesse, en marche vers ses larges horizons !

Au seuil de sa vie, qu'espérer, en quoi croire ?


D'abord, me semble-t-il, en cette vie même, ce don qui nous est offert par un enchaînement de hasards, cette brève éclaircie dans la nuit des temps. Pour mieux savourer le fait d'exister, cette notion de "brièveté" me paraît importante.

Ensuite : choisir, savoir choisir ce qui tient au cœur, ce qui est vissé à l'âme ; ce qui s'implante et s'enracine dans l'esprit.

Être lucide dans ce choix ; les chemins sont semés d'embûches et de barrières qu'il faut s'apprêter à enjamber, à franchir.

Dans sa lettre à un jeune poète, Rainer Maria Rilke écrit quelques phrases essentielles, inscrites dans ma chair et que je ne pourrai jamais oublier.

"Vous vous demandez si vos vers sont bons. Vous me le demandez à moi. Vous l'avez déjà demandé à d'autres. Vous les envoyez aux revues… Désormais (puisque vous m'avez permis de vous conseiller) je vous prie de renoncer à tout cela… Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n'est qu'un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s'il pousse des racines au plus profond de votre cœur… Mourriez-vous s'il vous était défendu d'écrire …. Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort simple "je dois". Alors construisez votre vie selon cette nécessité."

Ce choix n'exclura pas les grandes causes humaines, dont on demeure forcément à l'écoute. Il ne s'agit pas de moraliser, ou de se poser comme donneur de leçons. Rilke confie à chacun ses propres rêves, sa propre direction, ses propres responsabilités. Choix, indépendance, liberté font partie de ce questionnement, ils en sont même les clefs.

S'amarrer à cette passion est un guide. Il faut une fidélité, un indéfectible amour. S'arrimer à un art n'est jamais de tout repos, mais les brèches que celui-ci nous offre sur des instants de lumière valent bien le risque de ces chemins imprévus. Ces fenêtres qu'il entrouvre sur l'espace du dehors et du dedans méritent qu'on y dédie toute une part de son existence.

J'ai souvent pris appui sur ces paroles de Rainer Maria Rilke. Quel que soit le chemin, bref ou long, il nous faut sans cesse solliciter, éveiller cette soif aux racines de l'être ; cet indicible, cet inextinguible désir qui nous entraîne vers l'avant. Qu'importe le chemin choisi : "Je dois" continuera à retentir comme en écho dans nos cœurs et nos esprits."]

Andrée Chedid - Lettres à la jeunesse]

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Sam 5 Déc - 21:09

[[ "58- La sakîna / La tranquilité, la paix

Dieu a dit : "C'est Lui qui a fait descendre la sakîna dans les cœurs des Croyants."

هُوَ الَّذِي أَنزَلَ السَّكِينَةَ فِي قُلُوبِ الْمُؤْمِنِينَ

(Coran, Sourate 48, El-Fat-h / Le Succès- du verset 4).

Le terme sakîna sert à désigner trois choses.

La première est la sakîna des Fils d'Israël, qui en avaient reçu le don dans l'Arche d'Alliance; les commentateurs du Coran ont dit qu'elle était un vent au souffle léger et en ont fait la description, qui comporte trois éléments : elle étaient pour leurs prophètes un miracle [authentifiant leur mission], pour leurs rois un prodige [attestant leur légitimité], et le Signe de la victoire, qui arrachait le cœur de leurs ennemis tant il les effrayait par sa voix, au moment où les deux armées rangées en bataille se rencontraient pour combattre.

La deuxième sakîna est celle qui parle par la bouche de ceux qui reçoivent une communication [divine]. Ce n'est pas quelque chose qu'on possède; c'est seulement l'un des plus subtils parmi les bienfaits de Dieu, qui met la sagesse sur les lèvres de celui à qui II fait une communication, de même que l'Ange met la Révélation dans le cœur des prophètes. Elle fait dire à ceux qui reçoivent une communication divine les points essentiels des Réalités, tout en apaisant les consciences et en éclairant les doutes.

La troisième sakina est celle que Dieu a fait descendre dans le cœur du Prophète et dans les cœurs des Croyants. C'est quelque chose qui comporte à la fois une lumière, une force et une joie paisible. Celui qui craint y trouve le repos; le triste et l'impatient y trouvent la consolation; le désobéissant, l'audacieux et le fier y trouvent la cause de leur humble soumission.

Quant à la sakina de la gravité, que tu vois quatifier ceux qu'elle affecte, elle est le reflet de cette troisième sakina dont nous venons de parler.

Elle comporte trois degrés.

Le premier degré est la sakîna de l'humilité, [qui advient] lorsqu'on s'acquitte du service [de Dieu] avec vigilance, révérence et présence [du cœur].

Le deuxième degré est la sakîna [qui advient] lorsque, dans son comportement, on s'examine la conscience, on traite les hommes avec bienveillance et on fixe son regard sur Dieu.

Le troisième degré est la sakîna qui fait croître la satisfaction concernant les parts, qui empêche le langage extatique indécent, et qui arrête celui qu'elle affecte à la limite de son rang. La sakîna ne descend jamais que dans le cœur d'un prophète ou d'un saint." ]]

Abdullah El Ansari.
http://jsmb.superforum.fr/islam-et-religions-f6/les-etapes-des-itinerants-vers-dieu-t2448-140.htm

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Lun 7 Déc - 17:21

[encore]un vieux "truc" ... revisité ...
enfin, si on peut appeler çà un "cru" ... c'est loin et les évoquer m'"arrache" un sourire ... pour une douce nostalgie d'une période très spéciale ...
Benkad a écrit:Pour tes "pourquoi", Rasta, voici des "pourquoi" du "cru" de la B..... ;-) ... ils sont déjà ici ( et ailleurs) depuis longtemps ... leur histoire est très singulière et je ne la raconte pas ... :nooon: ... :-) juste pour la route ... pour le souvenir ...

[" "UN CADEAU POUR LA VIE

Au cours des virées,
Je croise des ami(e )s
Qui disent, qui s’écrient
Conjuguons, conjuguez
La vie à l’infini.
Ils y avait des "Pourquoi"
Et un "Achimi"
Je leur ai demandé s’ils étaient seuls là
Ils répondirent "non" ; y a de la compagnie;
Wa3lach, limadha,
Les voici, Les voilà.

Tsazzalagh foudhar
Daksar dassawen,
Dassawen daksar
Sawalagh ayghar
Iwachou, achoughar
Laqqaragh Ayen
Ayen, ayen, ayen ?!

Youzlad Achimi
Yennad iwimi
Anadh'i 'a’mentar
Ennighas dhayen
Nevgha 'neff, nevgha ' nzar
Vous savez, où que j’aille,
I asked why and why
"Best wishes", l’ami?
“Best wishes le frère ???:
To meet the answer

Foudhegh kawegh 3yigh
Veddegh eddigh eghligh
Yennad sou amane;
Amane edhlamane
Damane el 3inçer
L3inçer endagui.
Afaghd assagui
Pour Conjuguer la Vie
Avridh mazal mouqqer.

Anesghar anrebbi,
Arrach ilmezyan
Anevnou an3elli,
Adhkhedhmen adhferhan.
Nessaram eçvar
Aghdegrine woussan
Oussan el 3ali
Mayevgha Rebbi."

H. K. B."]

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mar 8 Déc - 15:30




""Le Laboureur et ses enfants

Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
"Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse."
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout....
si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor."

Jean de La Fontaine."


http://www.momes.net/laboureur/accueil.html

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mar 8 Déc - 18:11

Comme "Un cadeau pour la vie", posté hier, avec tous ses "pourquoi??", ce coup de cœur date de cette même période spéciale ... et j'ai une pensée très affectueuse pour mes amis et mes collègues de ces moments là ... de ces moments de partage ... de ces moments très forts ...
Nacéra,Tayhar, Hamid, pestiphil, Yasmine, Ouma, Abou Oussama, Salim, Djamel, ché, ...

Nacéra (de Touggourt) avait posté "la lettre" ... le [December 30, 2003 20:40:08 (GMT Time)]
Elle est telle quelle ...

[[ "))))) Pour vous tous cette lettre avec des mots peints à coup de couleurs ((((( CHER FRERE BLANC
,------------------ Quand je suis né, j'étais NOIR, Quand j'ai grandi, j'étais NOIR, Quand je vais au soleil je suis NOIR, Quand j'ai froid, je suis NOIR, Quand j'ai peur, je suis NOIR, Quand je suis malade, je suis NOIR. Tandis que toi, homme BLANC, Quand tu es né, tu étais ROSE, Quand tu as grandi, tu étais BLANC, Quand tu vas au soleil, tu es ROUGE, Quand tu as froid, tu es BLEU, Quand tu as peur, tu es VERT, Quand tu es malade , tu es JAUNE,------------ Et après cela , tu oses m'appeler « HOMME DE COULEUR» ..."]]


C'était sur cette page (du net ... et que j'aime beaucoup!!!) ... gardée en souvenir sur cette autre page ...
http://moussa-benazzouz.com/pest.htm

Le nombre de lignes par message était très limité à l'époque ...

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mer 9 Déc - 22:13

Un jour (le 10 février 2008), sur un site ami, nous avons abordé le sujet de l'huile d'olive dans cette discussion ...
Si vous me dites ce que vous en pensez, je vous raconte la suite de l'histoire ...
Voici donc:

"un forumeur" a écrit:ur""]ON veut des photos ya nass "Leblad"* :P :D

[[""Salam la famille,

Je n'ai pas été à la foire et je ne sais pas si elle est toujours ouverte; Je me débrouillerai, donc, autrement pour les photos

Par contre, nous avons deux piscines d'huile d'olive fel filadj ... une pour les hommes et une autre pour les femmes ... ah! 7aramat la mixité fi les piscines nouzemmour ...
Toujours est-il que nos invités, nous les plongeons dedans et nous leur chantons:
- "yedekhlou mesfarine, yekherdjou 7mimrine",
- "Zitna mli7a surtout lelkebda, ou surtout lelqelb, ou surtout lerrass, ou surtout lelma3da, ...ou surtout ou surtout ..."
- "ghemssou 3inikoum, ghemssou mzazeghkoum, ghemssou yeddikoum, ..."

Kiykemlou mette7mam, nqoulou "beçe7a, beçe7a; t3oumou wetzidou"
Puis nous les couvrons d'une bonne couverture en laine tissée par les femmes du filadj ... bach ma yedrabhoumch el ba7ri ...

Ils ont ensuite droit au festin régional: ighemsou l'kesra skhouna fezzit ezzitoun ...
Et Chouiya mouziga ne leur fera que du bien ... surtout que nous avons firqa nta3 tebbaline fel filadj toujours ...""]]

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Re: Coup de Coeur

Message par nIzLa le Dim 13 Déc - 0:26

Pourquoi ce silence des Baathistes et des Islamistes face aux attaques des Egyptiens ?

Edité par Tout Sur l'ALGERIE



Dès leur victoire, le 10 octobre, sur la Zambie, les Egyptiens ont déclenché contre l’Algérie une guerre médiatique qui dépassait les
enjeux d’une rencontre de football. Le but, qui sautait aux yeux,consistait à conditionner les esprits pour préparer Gamal à succéder à
son papa, en 2011.
La première contribution fut publiée par TSA, le 20octobre, sous le titre de « Répliques aux Egyptiens ». Ayant souhaité « calmer le jeu », en
ces moments là, la presse écrite se contentait de rapporter les déclarations des assaillants. Quelques jours après, plusieurs titres se sont mis avec courage et talents à défendre la dignité de l’Algérie. Par contre, notre TV a conservé à ce jour sa « politique de l’autruche ».
Après la « punition divine » de Khartoum, les masques de l’hypocrisie égyptienne sont tombés. Désormais, la chasse à l’Algérien est ouverte au pays d’Osiris (Dieu de la mort) ; tandis que les insultes en des termes les plus vils sont déversées, à travers leurs médias, sur
l’Algérie, son histoire, ses martyrs, ses gouvernants et son peuple. Tous les Egyptiens participent à cette campagne de dénigrement de
l’Algérien : l’Egyptien lambda, l’artiste obscure et celui de grande notoriété, les hommes de « loi » qui brûlent publiquement notre
drapeau, les faiseurs d’opinion, les plus hautes autorités de ce pays et même les hommes de religion (les « douctours » de la foi).
Alors que les Algériens ont démontré leur bravoure au Caire et à Khartoum, aujourd’hui nous nous sentons tels des orphelins, car ne disposant pas des mêmes moyens (TV) pour riposter, tandis que nos représentants officiels se taisent ou se montrent conciliant tels des soumis. C’est
une situation bien frustrante qui ne correspond guère à notre personnalité. Pour tenter de comprendre les raisons de cette attitude,
il est utile de replonger dans le passé.
Le peuple algérien fut l’artisan de la deuxième plus grande révolution moderne (après celle du Vietnam). Sa réussite découle de l’adoption de
certaines valeurs spirituelles :
1) la fin du culte de la personnalité, symbolisée par le « lâchage » du Zaïm Missali l’Hadj pour déclencher la révolution sous une direction
collégiale (Boudiaf);
2) le don de soi au profit du but suprême : l’indépendance, symbolisé par la phrase de Ben M’hidi : « Je préfère mourir avant l’indépendance pour ne pas assister à vos déchirements pour le pouvoir ! », ainsi que son sourire apaisé alors qu’il était entre les mains des parachutistes ;
3) le sens de l’organisation de Abane et surtout l’application équitable des lois pour tous. Ces trois valeurs furent à l’origine du succès de
la révolution algérienne, sous la conduite du CCE, puis du GPRA et qui fut couronnée par le cessez-le feu du 19 mars 1962. Nos dirigeants
d’alors prévoyaient une Algérie algérienne : « ni inféodée à Moscou, ni à Washington, ni au Caire », nord-africaine et méditerranéenne.
C’était sans compter sur un autre courant qui attendait tranquillement la fin de la guerre pour prendre le pouvoir. Ce fut l’Egypte de Nasser qui a préparé Ben Bella pour être le « Zaïm » de la révolution alors qu’il n’a pas participé à son déclenchement, n’a pas reconnu son organisation
(Congrès de la Soummam), n’a pas participé à sa réalisation. Sorti de prison, en arrivant à Tunis, il annonce son programme : « Nous sommes
des Arabes, nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes ! » Etant inconnu des Moudjahidine de l’intérieur du pays, il prend appui sur le
clan d’Oujda, dont les chefs (Boumediene, etc.) furent exilés par le GPRA au Mali. Puissamment équipée, l’armée des frontières fonce en
direction de la capitale afin de prendre le pouvoir. Voulant leur barrer la route, près de 1000 vrais Moudjahidine furent tués aux
confins de la Wilaya 4 (algérois). Ce fut le moment choisi par de nombreux opportunistes, dont des Harkis, qui ont pris le maquis à Alger
afin de combattre le colonialisme, l’impérialisme, etc. Plus de 7 ans furent nécessaires aux révolutionnaires algériens pour arracher à la 4
epuissance mondiale l’indépendance de l’Algérie ; en 47 ans, les baathistes, les « révolutionnaires de 19 mars », ont transformé ce splendide pays en une terre inhospitalière que ses enfants fuient en acceptant d’être dévorés par les poissons. Leur stratégie est résumée par l’anecdote attribuée à Boumediene qui ordonnait à son chauffeur de mettre le clignotant à gauche, mais de tourner à droite ; ils louent à longueurs de discours la grandeur de la « nation arabe », tout en plaçant leur famille et leur fortune en Occident, il en est de même pour les
vacances, les soins, etc.
Au cours de ces dernières décennies, les Baathistes formés par Nasser furent rejoints au pouvoir par les Islamistes formés par les « douctours » de la foi (les Frères musulmans égyptiens). Les premiers comme les seconds ne peuvent pas répondre aux insultes des Egyptiens pour plusieurs raisons : ils sont des internationalistes : pour les Baathiste, l’Algérie n’est qu’une partie intégrante de la « Nation arabe » (comme proclamé par la charte du néo-FLN) ; tandis que pour les Islamiste, ce n’est qu’une partie de la « Oumma islamia » (ils ont « orientalisé » même le nom algérien de Madjid Bougherra en « Abou Djerra »).
-
Les deux sont victimes du complexe d’Œdipe : ils ne peuvent pas se révolter contre le « père », ni même contre le « grand frère ». -
La peur de découvrir leurs propres faiblesses : en ripostant aux Egyptiens, ces pies qui n’ont pas leur langue dans la poche, vont dévoiler tous les secrets de leurs poulains qui seront ridiculisés devant leur peuple.
C’est pour cela que la grandeur et l’honneur de l’Algérie furent défendus par les Nationalistes algériens qui n’ont qu’une seule nation :
l’Algérie et qui sont fiers d’être des Algériens.
Notre EN fut animée par l’esprit révolutionnaire du vrai FLN de Boudiaf, Ben M’hidi, Abane :
1)Elle est composée d’un groupe de copains et non pas de vedettes (Zaïms);
2) Tous pour le même but : la qualification ;
3) Une organisation sans faille et une application dans l’intérêt du but et non pas des personnes. Son combat fut dur, mais la qualification
arrachée avec les honneurs : ce qui a donné beaucoup de joie à notre peuple qui a communié avec ses héros.
Ces derniers jours, nous avons beaucoup apprécié la Redjla de Raouraoua et l’opération Khartoum ; par contre, la sortie de certains responsables fut pitoyable : ils donnent l’impression de se mettre à genoux devant le nain égyptien qui est le valet d’Israël. Cette attitude fut présente dans l’émission TV de Karim Boussalem consacrée aux « harcèlements » des … Occidentaux envers « ses frères » Arabes et Musulmans, suite au vote des Suisses contre les minarets ! Aucune parole ne fut consacrée à ses compatriotes, les vrais frères et sœurs, qui furent sauvagement agressés, ni aux symboles de la révolution publiquement piétinés par les Égyptiens.
Contrairement au football, nos représentants politiques ne semblent pas chercher la grandeur de l’Algérie et des Algériens. Espérons une prise de conscience des élites militaires et intellectuelles, car la classe « boulitique » actuelle (pouvoir et opposition) n’est là que pour « mandjer ».

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Mer 16 Déc - 12:03


"" Dieu est toujours là


I
Quand l'été vient, le pauvre adore!
L'été, c'est la saison de feu,
C'est l'air tiède et la fraîche aurore;
L'été, c'est le regard de Dieu.
L'été, la nuit bleue et profonde
S'accouple au jour limpide et claire;
Le soir est d'or, la plaine est blonde;
On entend des chansons dans l'air.

L'été, la nature éveillée
Partout se répand en tous sens,
Sur l'arbre en épaisse feuillée,
Sur l'homme en bienfaits caressants.

Tout ombrage alors semble dire:
Voyageur, viens te reposer!
Elle met dans l'aube un sourire,
Elle met dans l'onde un baiser.

Elle cache et recouvre d'ombre,
Loin du monde sourd et moqueur,
Une lyre dans le bois sombre,
Une oreille dans notre coeur!

Elle donne vie et pensée
Aux pauvres de l'hiver sauvés,
Du soleil à pleine croisée,
Et le ciel pur qui dit: Vivez!

Sur les chaumières dédaignées
Par les maîtres et les valets,
Joyeuse, elle jette à poignées
Les fleurs qu'elle vend aux palais.

Son luxe aux pauvres seuils s'étale.
Ni les parfums ni les rayons
N'ont peur, dans leur candeur royale,
De se salir à des haillons.

Sur un toit où l'herbe frissonne
Le jasmin veut bien se poser.
Le lys ne méprise personne,
Lui qui pourrait tout mépriser!

Alors la masure où la mousse
Sur l'humble chaume a débordé
Montre avec une fierté douce
Son vieux mur de roses brodé.

L'aube alors de clartés baignée,
Entrant dans le réduit profond,
Dore la toile d'araignée
Entre les poutres du plafond.

Alors l'âme du pauvre est pleine.
Humble, il bénit ce Dieu lointain
Dont il sent la céleste haleine
Dans tous les souffles du matin!

L'air le réchauffe et le pénètre.
Il fête le printemps vainqueur.
Un oiseau chante à sa fenêtre,
La gaîté chante dans son coeur!

Alors, si l'orphelin s'éveille,
Sans toit, sans mère et priant Dieu,
Une voix lui dit à l'oreille:
"Eh bien! viens sous mon dôme bleu!

Le Louvre est égal aux chaumières
Sous ma coupole de saphirs.
Viens sous mon ciel plein de lumières,
Viens sous mon ciel plein de zéphirs!

J'ai connu ton père et ta mère
Dans leurs bons et leurs mauvais jours.
Pour eux la vie était amère,
Mais moi je fut douce toujours.

C'est moi qui sur leur sépulture
Ai mis l'herbe qui la défend.
Viens, je suis la grande nature!
Je suis l'aïeule, et toi l'enfant.

Viens, j'ai des fruits d'or, j'ai des roses,
J'en remplirai tes petits bras,
Je te dirai de douces choses,
Et peut-être tu souriras!

Car je voudrais te voir sourire,
Pauvre enfant si triste et si beau!
Et puis tout bas j'irais le dire
A ta mère dans son tombeau!"

Et l'enfant à cette voix tendre,
De la vie oubliant le poids,
Rêve et se hâte de descendre
Le long des coteaux dans les bois.

Là du plaisir tout a la forme;
L'arbre a des fruits, l'herbe a des fleurs;
Il entend dans le chêne énorme
Rire les oiseaux querelleurs.

Dans l'onde, il mire son visage;
Tout lui parle; adieu son ennui!
Le buisson l'arrête au passage,
Et le caillou joue avec lui.

Le soir, point d'hôtesse cruelle
Qui l'accueille d'un front hagard.
Il trouve l'étoile si belle
Qu'il s'endort à son doux regard!

- Oh! qu'en dormant rien ne t'oppresse!
Dieu sera là pour ton réveil!-
La lune vient qui le caresse
Plus doucement que le soleil.

Car elle a de plus molles trêves
Pour nos travaux et nos douleurs.
Elle fait éclore nos rêves,
Lui ne fait naître que les fleurs!

Oh! quand la fauvette dérobe
Son nid sous les rameaux penchants,
Lorsqu'au soleil séchant sa robe
Mai tout mouillé rit dans les champs

J'ai souvent pensé dans mes veilles
Que la nature au front sacré
Dédiait tout bas ses merveilles
A ceux qui l'hiver ont pleuré!

Pour tous et pour le méchant même
Elle est bonne, Dieu le permet,
Dieu le veut, mais surtout elle aime
Le pauvre que Jésus aimait!

Toujours sereine et pacifique,
Elle offre à l'auguste indigent
Des dons de reine magnifique,
Des soins d'esclave intelligent!

A-t-il faim? au fruit de la branche
Elle dit: - Tombe, ô fruit vermeil!
A-t-il soif? - Que l'onde s'épanche!
A-t-il froid? - Lève-toi, soleil!

II
Mais hélas! juillet fait sa gerbe;
L'été, lentement effacé,
Tombe feuille à feuille dans l'herbe
Et jour à jour dans le passé.
Puis octobre perd sa dorure;
Et les bois dans les lointains bleus
Couvrent de leur rousse fourrure
L'épaule des coteaux frileux.

L'hiver des nuages sans nombre
Sort, et chasse l'été du ciel,
Pareil au temps, ce faucheur sombre
Qui suit le semeur éternel!

Le pauvre alors s'effraie te prie.
L'hiver, hélas! c'est Dieu qui dort;
C'est la faim livide et maigrie
Qui tremble auprès du foyer mort!

Il croit voir une main de marbre
Qui, mutilant le jour obscur,
Retire tous les fruits de l'arbre
Et tout les rayons d'azur.

Il pleure, la nature est morte!
O rude hiver! ô dure loi!
Soudain un ange ouvre sa porte
Et dit en souriant: C'est moi!

Cet ange qui donne et tremble,
C'est l'aumône aux yeux de douceur,
Au front crédule, et qui ressemble
A la foi dont elle est la soeur!

Je suis la Charité, l'amie
Qui se réveille avant le jour,
Quand la nature est rendormie,
Et que dieu m'a dit: A ton tour!

"Je viens visiter ta chaumière
Veuve de l'été si charmant!
Je suis fille de la prière.
J'ai des mains qu'on ouvre aisément.

"J'accours, car la saison est dure,
j'accours, car l'indigent a froid"
J'accours, car la tiède verdure
Ne fait plus d'ombre sur le toit!

"je prie, et jamais je n'ordonne.
Chère à tout homme quel qu'il soit,
Je laisse la joie à qui donne
Et je l'apporte à qui reçoit."

O figure auguste et modeste,
Où le Seigneur mêla pour nous
Ce que l'ange a de plus céleste,
Ce que la femme a de plus doux!

Au lit du vieillard solitaire
Elle penche un front gracieux,
et rien n'est plus beau sur la terre
Et rien n'est plus grand sous les cieux,

Lorsque, réchauffant leurs poitrines
Entre ses genoux triomphants,
Elle tient dans ses mains divines
Les pieds nus des petits enfants!

Elle va dans chaque masure,
Laissant au pauvre réjoui
Le vin, le pain frais, l'huile pure,
Et le courage épanoui!

Et le feu! le beau feu folâtre,
A la pourpre ardente pareil,
Qui fait qu'amené devant l'âtre
L'aveugle croit rire au soleil!

Puis elle cherche au coin des bornes,
Transis par la froide vapeur,
Ces enfants qu'on voit nus et mornes
Et se mourant avec stupeur.

Oh! voilà surtout ceux qu'elle aime!
Faibles fronts dans l'ombre engloutis!
Parés d'un triple diadème,
Innocents, pauvres et petits!

Ils sont meilleurs que nous ne sommes!
Elle leur donne en même temps,
Avec le pain qu'il faut aux hommes,
Le baiser qu'il faut aux enfants!

Tandis que leur faim secourue
Mange ce pain de pleurs noyé,
Elle étend sur eux dans la rue
Son bras de passants coudoyé.

Et si, le front dans la lumière,
Un riche passe en ce moment,
Par le bord de sa robe altière
Elle le tire doucement!

Puis pour eux elle prie encore
La grande foule au coeur étroit,
La foule qui, dès qu'on l'implore,
S'en va comme l'eau qui décroît!

"- Oh! malheureux celui qui chante
Un chant joyeux, peut-être impur,
Pendant que la bise méchante
Mord un pauvre enfant sous son mur!

Oh! la chose triste et fatale,
Lorsque chez le riche hautain
Un grand feu tremble dans la salle,
Reflété par un grand festin,

De voir, quand l'orgie enrouée
Dans la pourpre s'égaie et rit,
A peine une toile trouée
Sur les membres de Jésus-Christ!

Oh! donnez-moi pour que je donne!
J'ai des oiseaux nus dans mon nid.
Donnez, méchants, Dieu vous pardonne!
Donnez, ô bons, Dieu vous bénit!

Heureux ceux que mon zèle enflamme!
Qui donne au pauvres prête à Dieu.
Le bien qu'on fait parfume l'âme;
On s'en souvient toujours un peu!

Le soir, au seuil de sa demeure,
Heureux celui qui sait encor
Ramasser un enfant qui pleure,
Comme un avare un sequin d'or!

Le vrai trésor rempli de charmes,
C'est un groupe pour vous priant
D'enfants qu'on a trouvés en larmes
Et qu'on a laissés souriant!

Les biens que je donne à qui m'aime,
Jamais Dieu ne les retira.
L'or que sur le pauvre je sème
Pour le riche au ciel germera!"

III
Oh! que l'été brille ou s'éteigne,
Pauvres, ne désespérez pas!
Le Dieu qui souffrit et qui règne
A mis ses pieds où sont vos pas!
Pour vous couvrir il se dépouille;
Bon même pour l'homme fatal
Qui, comme l'airain dans la rouille,
Va s'endurcissant dans le mal!
Tendre, même durant l'absinthe,
Pour l'impie au regard obscur
Qui l'insulte sans plus de crainte
Qu'un passant qui raie un vieux mur!

Ils ont beau traîner sur les claies
Ce Dieu mort dans leur abandon;
Ils ne font couler de ses plaies
Qu'un intarissable pardon.

Il n'est pas l'aigle altier qui vole,
Ni le grand lion ravisseur;
Il compose son auréole
D'une lumineuse douceur!

Quand sur nous une chaîne tombe,
Il la brise anneau par anneau.
Pour l'esprit il se fait colombe,
Pour le coeur il se fait agneau!

Vous pour qui la vie est mauvaise,
Espérez! il veille sur vous!
Il sait bien ce que cela pèse,
Lui qui tomba sur ses genoux!

Il est le Dieu de l'évangile;
Il tient votre coeur dans sa main,
Et c'est une chose fragile
Qu'il ne veut pas briser, enfin!

Lorsqu'il est temps que l'été meure
Sous l'hiver sombre et solennel,
Même à travers le ciel qui pleure
On voit son sourire éternel!

Car sur les familles souffrantes,
L'hiver, l'été, la nuit, le jour,
Avec des urnes différentes
Dieu verse à grands flots son amour!

Et dans ses bontés éternelles
Il penche sur l'humanité
Ces mères au triples mamelles,
La nature et la charité."

Victor HUGO."

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Jeu 17 Déc - 13:15

... ou l'histoire d'un charlatanisme qui se greffe à la raison ...

[[" "La neurologique

par El-Guellil

Depuis que sa contribution scientifique sur un sujet pointu fut éditée dans un journal à grand tirage, son cabinet ne désemplissait pas.

- Ektbilha, après tu me rendras des comptes. Ma nièce, c'était pareil. Sa maman a dépensé les yeux de la tête. Makhalette « nervologue », ma khalette psychologue ouetgoul, rien. Un jour, par hasard, sur conseil d'une voisine, elle a été voir un taleb. Quelque temps après, on dirait kanette takdeb.

Une autre pensait que sidi Farès était plus indiqué pour ce genre de malaises et que cela revenait moins cher. Une bougie, et beaucoup de nya suffisaient pour guérir.

- Soyez intelligentes, ya n'sa. Si, vraiment ce que vous dites est juste, loukène ces guérisseurs auraient émigré lelmarikène comme tous nos cerveaux qui sont partis.

- C'est une femme de « comministe », bayna, y a qu'à voir, comment elle est habillée, chuchota la vieille dans l'oreille de sa voisine. Puis, se raclant la gorge, elle souligna :

- Ettebkhira, ça chasse tous les mauvais esprits. Au fait, qu'est-ce qui t'a ramenée ici ?

- Je ne dors plus. Depuis quelque temps, j'ai des vertiges, et puis rassi yastar, on dirait que gnaoua font la fête à l'intérieur.

L'infirmière qui, depuis un moment, suivait les commentaires, commençait à s'impatienter :

- C'est à qui le tour maintenant? Le docteur ne peut pas attendre (on était dans la salle d'attente d'un médecin). Et puis j'imagine que si les prestations de ces charlatans étaient remboursées par la sécurité sociale, vous ne seriez pas venues... Et puis tbibna n'a pas de temps à perdre, il doit se brancher sur internet, copier, coller et écrire son nom sous la prochaine contribution qu'il doit envoyer leljarnane.

- Ah goulili lui aussi yekteb, comme les tolbas..."]

Tranche de Vie.
"]
Jeudi 17 décembre 2009.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5131094

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Jeu 17 Déc - 23:26

[[[[" Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval. Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.

"Pour moi ce cheval n'est pas un animal, c'est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ?" demandait-il.

Un matin, il se rend à l'étable et le cheval n'est plus là.

Tous les villageois lui disent : "On te l'avait bien dit ! Tu aurais mieux de le vendre. Maintenant, on te l'a volé... quelle malchance !"

Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec tout une horde de chevaux sauvages. Il s'était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.

"Quelle chance !" disent les villageois.

Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages. Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l'entraînement.

"Quelle malchance !" disent ses amis. "Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t'aider !"

Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

Quelques temps plus tard, l'armée du seigneur du pays arrive dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles.

Tous... sauf le fils du vieil homme, qui a sa jambe cassée.

"Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être se faire tuer..."

Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?" "]


"Le futur nous est livré par fragments. Nous ne savons jamais ce qu'il nous réserve. Mais une expectation positive permanente nous ouvre les portes de la chance, de la créativité, et nous rend plus heureux."]

"Souvenez-vous que le bonheur dépend non pas de ce que vous êtes ou de ce que vous possédez, mais uniquement de votre façon de penser."
Dale Carnegie.]

"Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté même dans la richesse."
Confucius.]

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Dim 20 Déc - 22:53





Méditation

Savoir un jour s’asseoir pour regarder le monde
Et suspendre la course du temps hémorragique
Etre seul au levant des émotions profondes
Surpris par un envol d’oiseaux allégoriques

Là sur la plate-forme qui domine la mer
Laisser monter en soi cette aube sensorielle
Premier reflet du jour que tremble un souffle d’air
Avant que le soleil ne dénude le ciel

Il est une seconde étrange et apaisante
Où la vie paresseuse étreint les infinis
Les étoles fugaces des brumes odorantes
Confondent l’horizon en tracés indécis

L’homme accueille le jour les pieds nus sur la pierre
La joie originelle s’accroche à son regard
Quand délicatement les lueurs millénaires
Déposent leurs aurores à l’ambre des remparts

Pouvoir en cet instant capturer la lumière
Dans le creux de la paume tendue vers l’orient
Se sentir vulnérable aux portes du mystère
Qui unit l’âme humaine à la douceur du vent

Régine F.

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Re: Coup de Coeur

Message par Benkad le Lun 21 Déc - 15:02

[["La vieille dame au restaurant

Une vieille dame s'arrête un soir dans un restaurant d'autoroute. Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s'asseoir toute seule à une table. Elle se rend compte qu'elle a oublié de prendre du sel.

Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d'en trouver, et retourne à sa table. Mais en revenant, elle y trouve un noir assis, qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.

"Oh! Il a du culot ce noir! pense la brave dame. Je lui apprendrais bien les bonnes manières "

Mais elle s'assied sur le côté de la table, et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi,cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.


Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.

La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès. Et ils finissent la soupe ainsi.

Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter, et revient avec une portion de frites énorme, qu'il partage avec elle, comme la soupe.

Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes. Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir, et découvre qu'il n'est plus au pied de sa chaise.

"Ah! J'aurais bien dû me méfier de ce noir!"

Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur, jusqu'à ce que finalement on retrouve son sac, posé au pied d'une table où repose un bol de soupe refroidie... SON bol auquel personne n'a touché.

C'était elle qui s'était trompée de table et avait partagé le repas de l'homme!"]]

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Re: Coup de Coeur

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