Les maitres de la chanson Kabyle .

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Re: Les maitres de la chanson Kabyle .

Message par Major le Ven 20 Juin - 2:11

Voyageur a écrit:Je viens d'ecouter les chansons Andats et Eldzayer , la premiere elle est pas mal mais la deuxieme très excellente , surtout sa façon de jouer du mandole :8-): , les paroles aussi j'aime bien , c'est du pur chaabi Kabyle :8-):
il est tres bon bouhi mais y a d'autres c juste de faire une recherche sur google.
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Major

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Re: Les maitres de la chanson Kabyle .

Message par Voyageur le Ven 11 Juil - 13:14

Matoub au stade legendaire Oukil Ramdane , 20 avril 1995


Matoub est né le 24 Janvier 1956 à Taourirth Moussa - Tizi Ouzzou . Il a débuté sa carrière professionnelle en 1978 par l'enregistrement de son premier album "Izem" chez Agraw édition dirigée à l'époque par la chanteur Idir.
Son œuvre se compose pour l'essentiel de chansons engagées à la cause identitaire amazighe et aux valeurs démocratiques .chaque chanson touche à une plaie dans la politique ségrégative de la junte arabo-islamiste au pouvoir. Défenseur farouche de la culture amazighe Matoub n'a jamais hésité à manifester sa rébellion face aux thèses des intégristes et à dénoncer la politique d'arabisation forcée de l'école ,de l'administration et des médias publics.

Pionnier du Mouvement Culturel Amazigh et principal animateur du Printemps Berbère en octobre 1980, plusieurs fois interdit de rentrer en Algérie , souvent arrêté et relâché par la sécurité militaire Matoub a était grièvement blessé par cinq balles à un barrage de gendarmerie parce qu'il transportait des tracts appelant la population à la vigilance.
Le 25 Septembre 1994 ,juste après la quatrième semaine de la grève des écoliers dite la grève "des cartables" Matoub fut enlevé et détenu pendant deux semaines par un groupe armé islamiste . Il sera libéré le 10 octobre suite à la solidarité et la mobilisation de toute la Kabylie .

Le 18 Janvier Matoub publie en France "Rebelle" récit de son enlèvement et donne un double récital au Zénith le 28 Janvier 1995.

Quatre ans plus tard , le 25 Juin 1998 le chanteur a été assassiné par les ennemis de la Démocratie et de la culture amazighe.

Le 28 Juin , plusieurs milliers de personnes ont assisté à l'enterrement du poète devant sa maison dans son village natal .


"Les gens me connaissent beaucoup plus à travers mes cassettes et disques. La raison est que les médias, principalement la T.V. et les chaînes de radio nationales n'ont jamais levé le veto me concernant. De ce fait, j'ai été tout le temps interdit d'antenne. Je ne suis pas considéré peut-être par eux comme un chanteur au même titre que les autres. Il semblerait que je sois un trouble-fête. Ce n'est qu'après octobre que certains ont "osé" parler de moi. Timidement donc, je commençais à faire surface. Mais j'étais toujours en garde-à-vue. Et je crois que jusqu'à maintenant ce mutisme continue à mon égard." Matoub Lounès - Horizons le 25/26 mai 1990)

Dès l'adolescence, il compose des chansons. L'enseignement en Algérie ne lui plaît pas car, le curriculum scolaire le prive de son identité. Lounès, très éveillé, dès son jeune âge se posait la question: je parle berbère à la maison et à l'école j'apprends: mes ancêtres les Arabes. La génération précédente apprenait :mes ancêtres les Gaulois. Mais alors qui sommes-nous? se dit Lounès. C'est ainsi qu'il rejette toute autre "colonisation morale" et devient jeune autodidacte dans la vie. Son souci a toujours été de "restaurer" l'identité d'origine à savoir Amazigh (Berbère). En 1978, Matoub Lounès enregistre son premier album, Ay izem, qui l'impose comme un grand espoir de la chanson algérienne d'expression berbère.

En 1983, le barde kabyle alors déjà connu dans son pays se produit pour la première fois à l'Olympia. Il enregistre alors "Aurifur", un album qui remporte un vif succès.

Depuis la sortie de son premier album A Yizem anda tellid ? (Ô lion où es-tu ?) Matoub Lounès célèbre les combattants de l'indépendance et fustige les dirigeants de l'Algérie à qui il reproche d'avoir usurpé le pouvoir et de brider la liberté d'expression. Chef de file du combat pour la reconnaissance de la langue berbère, il est grièvement blessé par un gendarme en octobre 1988. Il raconte sa longue convalescence dans l'album L'Ironie du sort (1989).

En 1998, il sort les albums "tavrats i lhukem" et "ilehqed zhir". Ces derniers sont typiquement "chaâbi", il y dénonce la lâcheté et la stupidité du pouvoir algérien. La fameuse chanson N°5 "tavrats i lhukem" est en fait sous forme de "kacide" (enchaînement de musiques différentes) et le dernier morceau est une parodie de l'hymne officiel algérien. Ce dernier lui couta la vie.




Kenza 1994

Isabell Adjani rendant visite à Matoub en 1990 à l'hopital Maillot de Bab el oued








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Re: Les maitres de la chanson Kabyle .

Message par massi le Ven 11 Juil - 13:52

Merci Fanou
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Re: Les maitres de la chanson Kabyle .

Message par Voyageur le Sam 19 Juil - 2:12

Il a été honoré par Sarkozy
Kamel Hamadi chevalier de la Légion d'honneur


Le président de la République française Nicolas Sarkozy vient de nommer M. Kamel Hamadi, l'un des artistes kabyles les plus émérites, chevalier de la Légion d'honneur. La plus haute autorité française a voulu témoigner par ce geste l'estime qu'elle porte à la culture kabyle.

Contacté par téléphone Kamel Hamadi fidèle à sa modestie légendaire, a voulu associer tous les interprètes de ses chansons à cette récompense, Aït Menguellet, Akli Yahyaten… pour ne citer que ces deux-là parmi une liste de plus de deux cents artistes. Il nous a déclaré voir dans cette consécration la reconnaissance de la République à son œuvre et à celle de ses compagnons de route. S. Azem, Cheikh Noureddine, H'nifa et d'autres partis avant qu'on leur rende l'hommage mérité à leur engagement artistique.

Cela a été une occasion pour lui de revenir sur son parcours artistique, il affirme ne rien renier de sa montagne et de sa Kabylie qui l'ont vu naître. Il en parle avec fougue avec cette passion de dramaturge qui l'habite depuis son plus jeune âge. Il énumère ses œuvres comme des enfants chéris et son rapport presque charnel avec l'écriture, le théâtre et l'opérette. Il dit être venu à la chanson presque par hasard.

Ce couronnement a été rendu possible par la persévérance de Rachid Kaci, conseiller du président Sarkozy, qui a soutenu cette initiative. Donnant ainsi une belle leçon de dévotion pour faire connaître et reconnaître la culture de ses parents kabyles. Avec une grande sincérité, il a su présenter le travail de cet artiste sous son grand jour.

Auteur d'un répertoire impressionnant de plus de deux mille chansons, l'artiste a marqué de nombreuses générations de chanteurs et interprètes kabyles. Avec une muse au rendez-vous depuis plus de cinquante ans, l'artiste a traversé les années sans prendre une ride.

Son histoire est un peu un conte impossible ou plutôt un rêve impossiblement réalisable. La rencontre entre un simple ouvrier du textile Zeggane Larbi avec l'art et la poésie. Son destin tout tracé le prédestinait à une vie de cloîtré dans une échoppe de tailleur qui pullulaient dans les ruelles du vieil Alger. C'était sans compter sur les vertus libératrices de la plume.

Kamel Hamadi est né le 22 décembre 1936 dans le village des At Daoud en Haute Kabylie. Vers seize ans, il quitte ce hameau pour Alger, une destination prisée à l'époque. En 1954, flanqué d'un pseudo il cède à ses passions de toujours, écrire, jouer la comédie et chanter. Pendant sa longue carrière artistique il ne se contenta pas que de ciseler des vers et composer des mélodies. Il s'essayera au théâtre et signe bon nombre de chansons pour des opérettes.

Il contribua ardemment à étoffer les programmes de la radio kabyle Radio Chaîne deux.

Yidem yidem ala yafna laemer, sa première chanson est à la fois une levée de bouclier sur une scène artistique kabyle qui se voulait puritaine. Mais aussi une œuvre prémonitoire de sa vie future, puisqu’il a lié sa vie à celle de la chanteuse Nora. Artiste complet, sa vie artistique rejoint sa vie privée pour en faire une longue vie tout court et pleine de bonheur. Une vie faite de talent et d'humilité.


:shock: :bravo: anwi wuigi...


L'artiste aux 2 000 chansons, pièces de théâtre et opérettes

"Deux mille chansons, pièces de théâtre et opérettes" est l'œuvre globale de Kamal Hamadi, de son vrai nom Zeggane Larbi, né le 22 décembre 1936 à Ath Daoud, commune de Yatefen (wilaya de Tizi-ouzou). De nombreux chanteurs kabyles mais aussi du chaabi et autres genres algériens doivent nombre de leurs succès à cet artiste à l'inspiration intarissable.

Kamel Hamadi a débuté dans la couture pour devenir par la suite homme de théâtre et de Radio avec une inspiration prolifique dans la chanson kabyle et autres.

Yidem yidem alama yefna lâamar (avec toi jusqu'à la fin de ma vie) est sa première chanson interprété en duo avec Hnifa.

El Hadj Al Anka, Aït Menguellet, Boudjemâa Al Ankis, Fadila Djziria et bien d'autres chanteurs ont bénéficié des textes et musiques de Kamal Hamadi.

Kamel Hamadi reconnait à Boualem Rabia le rôle de l'avoir introduit et encouragé dans le milieu artistique.

Am allen tizerqaqin (la belle aux yeux bleus, Anwara seqsigh (qui dois-je interroger), Tawerdets yefsan (la rose qui a éclos) et tant d'autres chansons continuent à ce jour à être diffusée à la radio Chaîne II.

Slimane Azem, pour la chanson et Sacha Guitry pour le théâtre l'ont beaucoup marqué dit-il.

Malgré son œuvre unique en son genre dans ses aspects quantité, qualité et variété, Kamel Hamadi est resté peu médiatisé et reconnu contrairement à d'autres.
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Re: Les maitres de la chanson Kabyle .

Message par Voyageur le Mar 5 Aoû - 0:42

La diva de la chanson kabyle honorée au Canada

Un 100% Nouara sur les ondes de la radio montréalaise


Nouara, de son vrai nom Zahia Hamizi, est née en 1945 à Bir Djebbah, dans La Casbah d’Alger. Elle est considérée comme une authentique fille du "bled", mais il faut savoir que comme beaucoup d’autres artistes, elle est originaire d’Azazga, de la famille Ath Amar Ouzeguene.

Nouara aurait pu être une chanteuse chaâbi ou hawzi du fait qu’elle est née à La Casbah, mais elle a préféré chanter dans sa langue maternelle. Son enfance a été douloureuse puisqu’à l’âge de 9 ans, suite à une rougeole, elle a contracté une maladie des yeux qui l’contrainte à une longue période d’hospitalisation. Elle en perdra presque l’usage de la vue. D’ailleurs, c’est à l’école des aveugles d’El Achour qu’elle poursuivra sa scolarité jusqu’à l’âge de 9 ans. Recouvrant en effet la vue elle est inscrite par ses parents chez les Sœurs blanches pour rattraper le retard ; ensuite à l’école El Khairia de La Casbah. Quant à sa vocation d’artiste, Nouara l’a découverte à l’âge de 3 ans, en s’intéressant à tout ce qui se faisait dans les fêtes de l’époque, comme les Icheouiquenès ou bien les pièces théâtrales radiophoniques qu’elle apprenait par cœur. Disons qu’elle rêvait de rejoindre la Radio depuis sa tendre enfance. Ainsi, le rêve s’est concrétisé au lendemain de l’Indépendance puisqu’elle a été pour la première fois invitée à une émission animée par Aït Si Selmi puis, une deuxième fois, elle a accompagné ses deux frères lors d’une émission enfantine animée par Zoheir Abdelatif et Mohamed Belhanafi. Il lui sera proposé alors de lire le courrier des auditeurs, proposition qu’elle accepte immédiatement et, depuis, Nouara est sollicitée par d’autres producteurs. Avec sa belle voix, elle a attiré d’autres réalisateurs, entre autres Ahmed Aïmen pour le théâtre, lequel lui suggère un rôle dans sa production, et ce parmi les chevronnés de la profession tels que Arezki Nebti, Mohamed Hilmi, Ahmed Halit et d’autres encore. Ensuite, c’est Kamel Hamadi qui lui propose de travailler dans son émission "Musique école, ici radio", suivie d’une autre intitulée "Ifarahene". De fil en aiguille, elle rejoint l’émission féminine intitulée "Nouva el khaleth" avec les doyennes de l’époque telle que Yamina et Ella Zina. La première est encore vivante : elle a plus de 90 ans. Quant à la seconde, elle est décédée. Avec tout cette expérience acquise en tant qu’animatrice et comédienne, elle est aussi chanteuse et sa carrière a commencé à se confirmer en 1965 avec le grand compositeur Chérif Khedam. Après un essai, il lui propose un texte s’intitulant Ayen our thezridh qu’elle interprète avec l’orchestre de la Chaîne 2 sous la direction d’ Amari Maâmar. De là, Nouara est sollicitée par d’autres poètes tels que Madjid Bali, Méziane Rachid et, bien entendu, le grand poète engagé Ben Mohamed. Quant à la composition musicale, elle a été signée par Medjahed Hamid ou bien Hassen Abassi, sauf pour les textes de Chérif Khedam. Nouara a un riche répertoire varié — et tous les thèmes sont abordés — du social à la politique en passant par la revendication identitaire et la promotion des droits des femmes. Durant son parcours, Nouara a réalisé des duos avec des artistes de talent, tels que Chérif Khedam, Matoub Lounès ou Farid Feragui. Elle figure aussi dans un 33 tours, parmi les grands artistes, enregistrés dans le cadre de l’Année internationale de la femme, et édité en France aux éditions "Artistes Arabes Associés", chez Hachelaf. Nouara demeure, aujourd’hui encore, une artiste militante et une référence pour la génération d’avenir. Après un long silence, Nouara nous reviendra bientôt avec un nouvel album de 7 chansons. Une équipe du tonnerre est en plein travail pour la réussite de ce nouveau CD qui sera certainement un chef-d’œuvre avec le maestro Medjahed Hamid pour la musique et Abdelmadjid Bali pour les paroles. Pour la joie de tous ceux qui aiment Nouara, son retour sera un évènement exceptionnel. L'émission du mercredi est un spécial 100% Nouara. Pendant une heure sur la radio et écoutera la mélodieuse voix de Nouara. Les chansons préparées sont : Amek Tebgham ul, Lewjab ik, Nemfara, Sigh lmesbah, Tecnam ghe zzin iw, Timseâraqt, Tit ik yezran.
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